Bon cette fic date déjà de 2 mois ou plus à peu près, mais à vrai dire, je pense que je n'ai jamais fait une fic comme ça de toute ma vie . Enfin, personnellement je suis très satisfaite . Je l'ai fait un soir où je ne me sentais absolument pas bien, mais alors vraiment mais vraiment mal . Ce qui fait que tous mes sentiments sont passés dans la fic, que j'avais publiée pour la première fois sur le forum de mcr . J'ai reçu des tonnes de compliments qui m'ont fait énormément plaisir ! je suis contente de savoir que j'ai fait passée toute l'émotion que je ressentais en écrivant ma fic, donc voilà, soyez indulgent...( mindless self INDULGENCE, ahem ok j'arrête avec mes jeux de mots pourris )Demolition Lovers
- Papa, papa ! Regarde-moi comme je suis fort !
Parfois je me sens d'humeur mélancolique . Parfois je sens mon c½ur se mettre à battre un peu plus vite. Et lorsque ça arrive, je sais pertinemment à quoi c'est dû .
- Frank, ton fils t'appelle !
- Ah .. ! Excuse-moi, j'étais ailleurs !
J'ai comme une boule à la gorge, une petite envie de vomir. Mon c½ur me fait légèrement mal mais je sens une douce et étrange chaleur en moi, comme une caresse qui me couvre, me protège, lorsque j'y repense je me sens si fort, invincible.
- Regarde moi papa ! J'ai réussis à marquer un but !
- Comment ?... ah ! C'est bien Gerard, c'est bien !
En fait, au fond ..... Je ne cesse de penser à lui . C'est peut-être ça qui me rend si fort . Je ne sais pas, lorsque je revois son visage, lorsque je me remémore nos innombrables bon souvenirs, j'ai comme une sensation de bien être et de tristesse . Deux sentiments opposés qui, pourtant, se mélangent et réussisse à former un sentiment encore inconnu pour moi .
- Papa tu m'écoute pas ! T'es dans la lune ? Regarde-moi !
- Désolé fiston, j'ai besoin de prendre l'air .... Tu sais, je suis un peu fatigué en ce moment ....
-Ah....
-Maman va te garder ...! Jamia, tu pourrais garder le petit ?
Ah le sourire ravissant de ma petite femme... je l'aime . J'en suis fou amoureux . Elle a toujours été là pour moi, toujours, et c'est grâce à elle que je n'ai pas sombré dans l'alcool et la drogue lorsque ce fameux jour est arrivé .
- Oui bien entendu Frank ! Tu sors ?
- Ah... oui, je réfléchis trop encore, mais je ne vais pas loin, juste faire un tour ! Pour un homme de 40 ans comme moi, je ne pense pas avoir la force d'aller bien loin à pieds de toutes façons !
-Oh ne dit pas de bêtises, je te trouve toujours en pleine forme !
Et ce rire, ses lèvres sur les miennes, ce regard si tendre, si doux...
-Allez, à toute à l'heure chérie !....à tout à l'heure Gerard !
- A tout à l'heure papa !
Et cette porte qui claque derrière moi, ce bruit assez brusque, j'en ai toujours des frissons et je ne cesse de revoir ce regard, son dernier regard ampli de tristesse, de haine... même si je me dit que cela ne sert plus à rien, je ne cesse de culpabiliser. J'aurais dû être là ! J'aurais dû le rattraper, lui parler, faire quelque chose, au lieu de rester planter là, debout, le regard dans le vide.... Je sais que si il était encore là, si Gerard n'était pas mort, il m'aurait dit quelque chose comme « Allez, arrête de culpabiliser ça sert à rien, il faut accepter ses faits et gestes et ne pas vivre dans le passé, regarde devant toi, ne tourne pas la tête, et si jamais tu repense à de mauvaises choses, dit-toi que maintenant ce ne sont que de mauvais souvenirs » . Je le connaissait par c½ur, je suis encore capable de dire ce qu'il m'aurait dit . Ah ce Gerard... un vrai phénomène !
-....je l'aimais....lui aussi....
Cette sensation, cette envie de pleurer, de s'effondrer et de laisser son corps s'écrouler par terre....je la ressens en ce moment même . Encore une fois, comme ce jour... comme à l'enterrement . Je me rappelle encore des paroles du prêtre, des paroles qu'il ne cessait de répéter à chaque enterrement . Il parlait de Gerard comme si il le connaissait depuis toujours.. « C'était un homme bon, toujours là pour vous, bien qu'un peu pessimiste.. » . Alors que mes larmes coulaient sur mes joues, la voix de cet homme résonnait dans mes oreilles, me faisait mal à la tête, me donnait envie de vomir, de me lever et de crier haut et fort « Merde ! Ferme là ! » .... Mais je n'avais pas la force de faire ça . Je sentais la douce main de Jamia sur mon dos, essayant tant bien que mal de me consoler alors qu'elle aussi était en larme . Je me rappelle encore, lorsque j'ai légèrement tourné la tête, cette vision... comme si j'avais vu Gerard devant moi, l'espace de quelques secondes . Alors j'ai simplement cligné des yeux et devant moi se trouvait simplement la famille de Gerard, et Mikey.. Ah Mikey... j'ai bien crus qu'il allait en finir lui aussi après cet évènement . Tout comme moi, il était inconsolable ce jour là, et les bras d'Alicia entourait son corps tout tremblant... ce qui m'avait touché ce jour là, c'était tous ces fans venant du monde entier, tous si silencieux à l'extérieur, certains tenaient une rose rouge, laissant leurs larmes se répandre doucement dessus. D'autres avaient la tête baissées, tenant un petit bout de papier, une lettre, un dernier message pour celui qu'ils avaient tant aimés et soutenus tout le long de sa carrière .
-.....mh.....
C'est dans des moments comme ça que je me rend compte que.....
- Tu me manque affreusement.... Gerard.....putain......putain.... !!
Il commence à faire nuit et ça y est, je sens quelques goûtes de pluie tomber et couler le long de ma veste, le longs de mes cheveux, le longs de mon visage où coulaient déjà de nombreuses larmes qui me semblait si lourde, des larmes recouvrant mes lèvres, des larmes au goût si amer, si triste si.... Indescriptible ! Mon c½ur me fait si mal... mais je sens une chaleur en moi.... Pourtant.. Pourtant c'est comme si il était en ce moment même à mes côtés, ses mains sur mes épaules qui descendent lentement le long de mon dos, et qui remonte, me réchauffant, me rassurant... je me sens pourtant protégé et entouré de lumière, intouchable, invincible ! Ma peine, ma tristesse et ma culpabilités me servent désormais à avancer, cela pourrais paraître étrange, mais à chaque fois que je repense à ça, à lui, à chaque fois que mon esprit repars pour un long voyage dans le passé, je gagne confiance en moi et je me dit « continu de vivre avec ta nouvelle famille, ton petit garçon de 7 ans, ton adorable femme, tes vieux amis, Ray, Bob, Mikey.... Et celui que tu n'oubliera jamais, qui restera à jamais gravé au plus profond de ton c½ur: Gerard Way » . Car même si il est désormais partit, il est toujours vivant dans mon c½ur, et parfois il m'arrive d'entendre à nouveau sa voix en dehors des DVD des films et des cd . Une voix qui me hantera toujours et qui parfois se mettra à ressurgir, comme si il était derrière moi .
- ....can you.....hear me ?
Parfois je me demande si là haut tu peux m'entendre encore, je veux savoir si tu lis encore dans mes pensées, si tu sais ce que je ressens lorsque je regarde des photos de nous, lorsque je fais de la guitare .... Ta voix me manque, elle est irremplaçable ! Elle était la seule voix à me donner pleins de frissons, tu me manque ..
- Are you.... Near me ?
Cette chaleur que je ressens lorsque je pense à toi, lorsque je ne me sens pas bien... est-ce toi ? Me surveille-tu comme auparavant ? Es-tu mon ange gardien ? Je ne sais pas, je ne crois pas à toutes ses conneries, mais parfois je doute tellement... car cette chaleur, cette sensation lorsque je pleure me rappelle tant quand tu était là, près de moi, à me soutenir, alors que le plus à plaindre c'était toi et toi seul Gerard ....
- Can we... pretend.. To leave and.... Then....
Cette chanson, Helena, j'aimais tant la jouer.... Car je savais qu'elle comptait énormément pour toi. Un de nos succès, mais c'était beaucoup plus pour toi ! Je me rappelle... ton regard lorsque tu la chantait lors des lives ... j'essayait de comprendre ce qu'il se passait, de deviner ce que tu pensais... j'étais ridicule peut-être, mais tu me passionnais.... Tu me passionne toujours . Pour moi qui était ton meilleur ami, un frère ou plus encore à ce que j'ai crus comprendre, tu restera à jamais un mystère . Tu étais si mystérieux et tu disais rarement ce que tu pensais quand ça n'allait pas...
- ....
Je ne suis qu'un incapable . Je doutais toujours des sentiments que j'avais pour toi, en fait c'était plus que complexe . J'avais l'impression de servir de jouet, c'est sans doute grotesque et si tu m'entendais dire ça, je pense que tu serais malheureux . C'est pourtant ce que je pensais avant . Un simple jouet, quelqu'un qui joue de la guitare dans un groupe, rien d'autre . Un jouet essentiel sur scène pour faire crier toutes ses filles... pourtant parfois l'humeur n'était pas là, je me forçais pour ne pas gâcher quelque chose . J'ai été jaloux, je le reconnais . Jaloux de ton talent, de ton envie de vaincre, jaloux de toi, je ne savais plus très bien où j'en étais . J'étais coincé entre l'amitié, l'amour et la haine .
Voilà, inutile de vous le dire, je n'ai jamais réussis à terminer cette fic . Pourquoi ? car au moment où j'ai arrêtée d'écrire, j'étais "soulagée" . J'avais vidée mes émotions dans ce texte, dans cette fic... et je n'ai jamais pu la reprendre, car je n'ai jamais ressentit la même chose, la même tristesse . Alors je ne sais pas, j'aimerais pouvoir la finir un jour, mais pour le moment je vous laisse imaginer, penser ce qu'il pourrait se passer après... ce que Frank pourrait dire, penser...
To...the ennd....